lundi 12 mai 2014

Ici et Maintenant, Ann Brashares

Ici et Maintenant. 
Parution le 4 Juin 2014
273 Pages. 


Suivez les règles.

Souvenez-vous de ce qui s'est passé.
NE TOMBEZ JAMAIS AMOUREUX. 
Voici l'histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux États-Unis, à New York, à l'âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d'un autre pays. Elle venait d'une autre époque. Du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu'au temps présent, doivent suivre un ensemble derègles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d'où ils viennent, ne jamaisinterférer dans le cours de l'Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec 

quiconque en dehors de leur communauté.  Mais Jenna rencontre Ethan Jarves .... Une romance impossible aux enjeuxplanétaires.  


Les romans, 4 Filles et un jean, ont bercé mon adolescence. J'ai adoré lire les quatre premiers tomes, puis le cinquième. De vrais romans d'adolescentes, puis de jeunes adultes. On grandit un peu avec ses quatre héroïnes. Ann Brashares, est l'une de mes auteures préférées. Bien qu'un peu déçu dans «Toi et moi à jamais », l'annonce de la sortie de son prochain roman m'a ravie. Il me tardait de pouvoir le découvrir, d'autant plus qu'il avait un résumé très alléchant. Ann Brashares se met en effet à la dystopie. Une dystopie originale qui plus est, puisque cette histoire nous est contemporaine En effet, elle se déroule en 2014 ! Plus précisément, elle se déroule d'avril à mai. J'ai lu Ici et Maintenant au mois d'avril, presque au même moment où le récit commence. Je me suis donc souvent imaginé durant ma lecture, que peut-être en ce moment même Prenna quelque part dans le monde était en train d’œuvrer pour nous sauver. J'aime le fait, de pouvoir confondre pendant quelques instants le réel avec la fiction, cela prouve selon moi que le récit est narré avec brio et talent.
L'histoire se déroule, ainsi dans un cadre réel, avec le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui. Nous, humains de 2014, nous sommes des natifs, et nous côtoyons sans le savoir des personnes venant du futur. Prenna appartient à ces gens du futur. Ces derniers ont voyagé dans le temps, afin d’échapper à leur présent dévastateur. Dans le présent de Prenna : la population est décimée par des épidémies. Les gens sont pauvres... Les enfants ont peu de chances de pouvoir grandir. Alors, avec ce voyage dans le temps, une nouvelle chance s'offre à ces voyageurs.
Une fois arrivés à destination, ils doivent vivre selon certaines règles assez strictes, il est impératif qu'ils se mélangent avec la population, ils ne doivent pas consulter de médecins hors de leur communauté, ils ne doivent pas révéler qui ils sont et surtout ils ne doivent pas lier de relations intimes avec les natifs. Prenna essaye de suivre ses règles à la lettre, jusqu'à sa rencontre avec Ethan. 
Un peu naïve au début du roman, Prenna a foi dans sa communauté, même si elle commence à se poser des questions, surtout lorsqu'un vieux SDF, lui fait d'étranges révélations. Celui-ci remet en cause les idéaux de Prenna. Et si, sa communauté cachait des choses ? Et puis, quel est réellement son objectif ? Veut-elle améliorer le futur ? Pourquoi tous les membres de la communauté doivent-ils porter des lunettes ?
Prenna découvre pas à pas la dure réalité. Elle qui a perdu ses frères et son père, vit en 2014, seule, avec sa mère et tente de se fondre dans la masse. C'est une jeune fille aimante et surtout très courageuse.
Depuis son arrivée dans les années 2000, elle s'est liée d'amitié avec un garçon nommé Ethan. 
Dés le début du roman ces deux adolescents sont déjà amis. Leur amour et leur amitié paraissent alors d'autant plus sincères. J'ai beaucoup apprécié cela. Prenna éprouve plus que de l'amitié pour Ethan, et ses sentiments sont réciproques. Néanmoins, elle essaie au début de les réprimer afin de ne pas trahir sa communauté, ensuite Prenna ne sait comment s'y prendre, elle n'est pas habitué au contact avec les autres. Ethan est son premier amour. Ann Brashares décrit avec talent et sensibilité cette belle histoire d'amour. 
Ethan quant à lui, est persévérant, compréhensif et très intelligent.
Tous deux ont désormais l'avenir de la planète entre leurs mains. En dépit, de la situation d'urgence à laquelle ils doivent faire face, en effet un élément déterminant doit se produire le 17 mai, Prenna et Ethan prennent le temps de mieux se connaître et de s'aimer. Ces moments romantiques, nous offrent un peu de répit dans ce roman où l'action est très présente. En effet, l'enjeu est important et on redoute l'échec. Certains passages, sont dignes de la série télé «Journal du lendemain », celle qui passait le dimanche après-midi, vous savez, celle dans laquelle un jeune homme recevait toujours le journal du lendemain et essayait ainsi de sauver la population. Cela m'a beaucoup plu. Le futur et le présent sont mêlés. Lorsque Prenna décrit à Ethan, son futur, une question nous vient en tête : Et si, les descriptions de Prenna deviennent dans une centaine d'années réelles, vraies, vivantes ? C'est ainsi, que l'on comprend avec force à quel point chacune de nos actions ont un impact sur le monde, sur notre vie mais aussi sur celle des autres. Tout a de l'importance. Ce roman amène à réfléchir.
L'amour, le suspense, et la dystopie, sont présents dans ce roman et ils sont très bien menés par l'auteur. Si vous êtes friands de ces trois éléments, vous aimerez ce roman, tout comme moi. L'aspect dystopique est originale.
La lecture est agréable et les pages se tournent très facilement. Ann Brashares change de genre tout en n'oubliant pas d'écrire sur l'amour et l'amitié. Ce roman est une réussite !

Parution le 4 juin, aux éditions Gallimard Jeunesse. 

Je remercie les éditions Gallimard pour cet envoie. 


mercredi 7 mai 2014

Cruelles, Cat Clarke.

Cruelles.
419 pages
17 Euros


Chaque école, chaque lycée à sa star. Une jeune fille, belle, avec à ses pieds une cour d'autres filles jeunes et belles. Généralement, la reine du lycée est populaire, méprisante et manipulatrice. Tara Chambers était ainsi et cela lui a coûté la vie.
Lorsque Alice King, une jeune lycéenne, part en voyage de classe en Écosse accompagnée de sa meilleure amie, Cass, elle s'attend à vivre un séjour normal et ennuyeux. Ce séjour ne sera pas ainsi, il sera exceptionnel et cruel.. 
Lors de la fameuse répartition des chambres, Cass et Alice se retrouvent avec Polly, Rae et l'effroyable Tara. Cass, en a assez de devoir surmonter les moqueries et les rumeurs de Tara. Elle veut se venger et pour cela elle a besoin de ses camarades de chambre... 

L'histoire commence par l'enterrement de Tara. ( Une première scène qui nous met de suite dans l'ambiance du roman ) C'est l'héroïne, Alice qui nous raconte cette cérémonie. Elle est effondrée et se sent coupable. Effectivement, elle n'a pas les mains toutes blanches, elle sait beacoup de choses sur l'assassinat de Tara. 
Assassinat ?Tara a-t-elle vraiment été tuée ? Sa mort est-elle un accident ? Ces questions nous assaillent dès les premières lignes. Alice, nous précise que le corps de la jeune fille morte n'a pas été retrouvée. Ou est-il ? On veut savoir ce qui s'est passé. Pourquoi ? Quand ? Comment ? Qu'est-ce que ces quatre jeunes filles ont-elles bien pu faire à Tara ? 
Cette déferlante de questions, nous poussent à enchaîner les chapitres les uns aprés les autres, au fur et a mesure que l'on découvre ce qui s'est passé, d'autres questions surviennent. On est troublé, choqué, triste et anxieux. On lit ce roman avec la boule au ventre.
L'auteur ne nous ménage pas loin de là, elle fait planer les doutes, les questions, et nous offre un grand suspense.
Puis, l'auteure ne se contente pas de nous décrire la mort de Tara, la culpabilité des filles ( certaines n'ont pas l'air d'en éprouver d'ailleurs... ), elle nous écrit une histoire d'amour entre Alice et Jack. Jack, le frère de Tara. On veut éviter à tout prix, cette union. On voudrait crier à Alice, de ne pas s'approcher pour la prévenir que cette relation amoureuse n'aura pas de fin heureuse. Alice, sait ce qu'elle risque en parlant à Jack, mais elle se prend dans son propre piège et nous aussi. Au fur et à mesure, de ses échanges avec Jack, elle tombe amoureuse de ce jeune homme. Et puis, à vous avouer on la comprend. Jack est doux, romantique, triste, gentil, galant et il adore les dinosaures. J'ai été aussi charmée par Jack qu'Alice. Leur histoire est progressive. Elle est belle mais horrible. Tous deux ont perdu un être qu'il leur était cher. Pour Alice c'est sa mère, et Jack c'est donc sa sœur. Alice pense tout le temps à ce qui s'est passé cette nuit-là dans les bois sauf parfois lorsqu'elle est avec Jack. Lui seul, parvient à lui faire oublier Tara pendant quelques intants. Le paradoxe est là. Cette relation amoureuse est une des plus tristes, une des plus durs que je connaisse.
On voudrait qu'Alice lui avoue tout, mais on a autant peur qu'elle des conséquences de ses révélations. Comment avouer au garçon que l'on aime, que l'on est responsable de la mort de sa sœur ? On redoute le moment ou Alice lui avouera tout... et on se demande surtout si elle va le faire.
Alice, est une jeune fille qui cache beaucoup de choses. Elle est perdue. Elle essaie de faire face. Depuis la mort de sa mère, elle est seule avec son père. Ce dernier est un papa parfait. Il est attentionné et ferait tout pour sa fille. Sa détresse nous fait mal. Alice aime son père, c'est un peu sa bouée de sauvetage. 
Alice outre la mort de Tara, à des choses à se reprocher envers cette jeune fille. Auparavant, toutes deux étaient amies. La raison de leur rupture nous est inconnue, et lorsqu'elle se révèle, je dois dire qu'elle cloue un peu le bec. Tara était-elle si méchante qu'elle en avait l'air ?
Malgré ses nombreux défauts, je me suis attachée à Alice. J'aurais aimé pouvoir effacer tous ses malheurs, pour qu'elle puisse vivre une vie normale et heureuse. Cette nuit en Écosse, bouleverse sa vie et ses relations. En effet, son amitié avec Cass est fragilisée. Elle n'ose pas parler à sa meilleure amie de sa relation avec Jack. 
Dans son projet, Cass avait aussi impliqué la timide Rae et Polly. Rae est renfermée, toujours entrain d'écouter sa musique. Elle s'en veut terriblement. Au contraire, Polly semble renaître. Elle qui était l'asociale de service, profite un peu trop de la situation. Elle change. Son comportement est étrange. Je l'ai détesté. C'est pour elle, que Cass a voulu jouer un mauvais tour à Tara. Sans elle, rien ne serait peut-être arrivé....

L'écriture est parfaite ! C'est le premier roman que je découvre ( enfin ) de Cat Clarke, et je suis admirative. Elle nous amène progressivement là où elle le souhaite. Elle joue avec nous, avec nos peurs, nos sentiments. Elle nous fait poser les bonnes questions.  Comment aurions-nous réagi à la place d'Alice et des autres filles ? Ce roman, nous amène à réfléchir. C'est un électrochoc. On y pense sans cesse. Tout le temps. L'histoire d'Alice nous hante. Même après avoir achevé le roman, on y pense encore. La fin ouverte ne nous aide pas à cesser de penser à cette histoire. Généralement, je DETESTE les fins ouvertes. Mais, je pense que c'est la meilleure fin que l'on pourrait avoir. On s'imagine ce que l'on veut, le bien comme le mal. Cat Clarke, aura su créer du suspense jusqu'à la toute dernière ligne, elle aura su faire battre mon cœur, de joie, de tristesse, de culpabilité et de peur.
Ce roman est un puissant coup de cœur.


Cruelles est un titre parfait tellement il représente à lui seul le roman. Les filles sont cruelles, ce qui leur arrive est cruel... cette histoire est elle aussi cruelle. 

L'avez-vous lu ? 

C'est Mon double SB, Althea in Wonderland qui a choisi ma lecture. Je l'en remercie beaucoup :)


jeudi 24 avril 2014

Mon père est parti à la guerre, John Boyne.

Mon père est parti à la Guerre.
12.26 Euros
288 pages.

Alfie Summerfield vient d'avoir cinq ans le jour où la Grande Guerre éclate. Son père a promis qu'il ne partirait pas mais s'engage dès le lendemain, persuadé que "tout sera fini à Noël". Quatre ans plus tard, la guerre fait rage et le jeune garçon ignore si son père est vraiment parti en mission ou s'il a disparu à jamais.Tout le monde semble savoir ce qui lui est arrivé mais le secret reste bien gardé. Devenu cireur de chaussures à la gare de King's Cross de Londres, Alfie va enfin découvrir la vérité au hasard d'une de ses rencontres et partir pour la mission la plus importante de sa vie...
La première Guerre Mondiale vue à travers le regard d'un jeune garçon. Une aventure bouleversante.


J'ai toujours aimé lire des romans d'histoires, portant notamment sur les deux Guerres Mondiales. Mes premières lectures ont été Un sac de Bille, une histoire bouleversante, puis Anne Franck que je n'ai jamais réussi à achever, Marraine de guerre etc. 
J'ai donc été très ravie, lorsque ce nouveau livre envoyé par les éditions Gallimard est arrivé dans ma boite aux lettres.
 Ce roman est écrit par l'auteur du poignant et déchirant roman «Le garçon au pyjama rayé ».

Mon Père est parti à la Guerre, nous plonge dans le premier conflit mondial à travers les yeux d'un petit garçon de cinq ans. La vie de ce petit anglais est perturbée lorsque le jour de son cinquième anniversaire, la guerre est déclarée. Son père est l'un des premiers volontaires à s'engager pour partir se battre en France. Tous sont persuadés que la guerre prendra fin à Noël. Mais, un premier noël passe, puis un second, un troisième... Le père d'Alfie n'est toujours pas revenu. Il n'écrit plus. Selon sa mère son père est en mission secrète. Cependant, Alfie n'en croit pas un mot...

L'histoire est narrée du point de vue d'un enfant. Alfie, ne reste pas un petit garçon de cinq ans, il grandit. A cause de la guerre, et de ses conséquences, Alfie est un peu livré à lui même. Sa mère, doit enchaîner les petits boulots, infirmière, lessive, couture pour essayer de nourrir son fils. Ce dernier décide de l'aider, en devenant cireur de chaussures. Alfie, sauf les jours où il veut aller à l'école, se rend à la gare et cire des chaussures contre quelques pièces. Un garçon âgé de 9 ans cirant les chaussures,  dans une grande gare peut surprendre. Mais après, on se souvient que nous sommes en guerre et que le monde à cette époque diverge totalement de celui que l'on connaît actuellement. Ce récit, est ponctué de rebondissements illustrant le courage et la détermination d'Alfie. Ce jeune garçon, pense que son père est mort. Mais lorsqu'une information vient à lui par mégarde, il reprend espoir et se lance à sa recherche sans aucune hésitation. 
Cette histoire est riche en suspense, et sentiments. Elle nous permet de lire, de comprendre la Première guerre mondiale avec les yeux d'un enfant. Alfie, n'est pas un personnage ayant réellement existé, mais son histoire est celle que des milliers d'autres petits garçons ou même des petites filles ont due vivre pendant cette période.
Bien que l'histoire soit tournée vers un jeune public, elle permet de comprendre la première guerre mondiale différemment. On se rend compte de l’enthousiaste débordant de beaucoup d'hommes durant l'été 1914. Tous pensaient que la guerre serait courte. En vain... Nous lecteur, nous le savons, et nous avons envie de crier à tous de ne pas partir se battre, afin de ne pas se faire tuer.
Mon père est parti à la guerre, est un roman d'Histoire. A l'aide de l'histoire d'Alfie, l'auteur nous livre des informations, des données sur la Première Guerre mondiale. Ce petit garçon nous émeut ainsi que sa famille. Et, je pense que je ne suis pas prête de les oublier.

Ce roman, est dédié aux plus jeunes, dés 10 ans. J'imagine très bien cette histoire étudiée dans une salle de classe au collège. En effet, l'écriture est simple et adaptée pour un tel public. Néanmoins, cette narration m'a un peu génée. Certaines situations peuvent nous parraître un peu irréalistes. 

Outre, un public jeune, Mon père est parti à la guerre, peut toucher tout lecteur. L'histoire d'Alfie c'est aussi notre histoire, celle de nos familles en quelque sorte. 

Je remercie les éditions Gallimard pour cette lecture touchante, agréable et enrichissante. 


samedi 5 avril 2014

Ce qui nous lie. Samantha Bailly.


14.44 Euros
281 pages. 

C'est le premier roman que je lis ( dévore ? ) de Samantha Bailly. Ce fut un régal. Une bouffée d'air frais. Une réflexion sur la vie. Une conception d'ouvrage originale. Une petite merveille.

Alice est une jeune femme pour le moins ordinaire, jusqu'au jour ou elle est dotée d'un étrange don. Elle est désormais capable de voir les liens entre les individus qui lui apparaissent sous forme de fils lumineux. Perturbée par ce don étrange, Alice décide de l'utiliser afin de venger les femmes trompées. Après une année, Alice perdue, seule, décide de changer de vie, de vivre normalement, et cela commence par un nouveau travail qu'elle trouve dans un cabinet de recrutement.
Alice pénètre ainsi de plein fouet dans une équipe haute en couleurs. Elle y rencontre des individus tous différents qui par petites touches bouleversent sa vie, comme le fait Raphaël... Seul homme dont elle ne peut pas voir les liens. 
D'où vient ce mystérieux don ? Qui est réellement Raphaël ?

L'histoire nous est magnifiquement narrée. Elle est partagée entre le présent, le passé et le futur d'Alice. J'aurais pu être déstabilisée par cette façon de manier le récit, mais au contraire j'ai beaucoup aimé. C'était original et mené avec finesse. On ne peut pas se perdre, ou se mélanger les pinceaux. C'est naturel et c'est agréable à lire. Très agréable. Ce découpage temporel, apporte du suspense nous poussant à lire toujours davantage. On découvre ainsi la vie de notre belle Alice, ses blessures et ses secrets. On lit tout cela avec beaucoup d'émotions, nous n'avons pas besoin de connaître Alice, depuis longtemps pour ressentir ses sentiments avec intensité. Dès les premières lignes, on est immergé dans le récit. On y entre avec une grande facilité. Lorsque le surnom Merveille est prononcé, nous sommes tout aussi chamboulés qu'Alice.

J'ai trouvé ce livre apaisant. L'écriture est belle, elle m'a charmé et attendri. Ce qui nous lie nous offre un beau regard sur la vie, sur les relations entre les hommes mais aussi et surtout avec les relations que nous avons avec nous-même. Malgré le don surnaturel d'Alice, l'histoire nous paraît réelle, vraie et sensible. L'auteure a su mêler magie et réel avec talent si bien que le don d'Alice nous paraît de moins en moins fantastique  au fil de notre lecture.
Alice est une jeune femme blessée et tout au long de cet ouvrage elle apprend de ses blessures. Elle grandit, devient plus forte. C'est une amie fidèle, une petite-fille adorable, une jeune femme courageuse.
A ses côtés, on découvre son ami d'enfance Jonathan. Un jeune homme sensible, fidèle. Même s'il n'est pas beaucoup présent, Jonathan nous marque. Il nous attendrit. Sa lettre adressée à Alice m'a touchée et émue.
On rencontre aussi le fameux Raphaël. Cet homme est le seul individu dont Alice ne peut percevoir les liens. Pourquoi ? Qu'est-ce que Raphaël a de spécial ? Pourquoi attire-t-il Alice ? Raphaël est un homme complexe et mystérieux on ne sait pas trop sur quel pied dansé avec lui. En dépit de tout cela, on s'attache à lui, et on apprend à le découvrir. Alice est comme nous, perdue en ce qui concerne cet homme-là, elle apprend elle aussi à le connaître... Je ne peux vous en dire plus, au risque de vous gâcher votre lecture. Mais leur histoire, d'amour ou d'amitié est originale, belle et triste.
Puis ensuite, nous découvrons tout une panoplie de personnages qui apportent une touche de couleur, de gaieté à cette histoire, comme Sébastien. C'est agréable de les rencontrer. Et cela apporte une fois de plus une note positive à l'histoire.
En résumé, je n'ai trouvé aucun point négatif à cette histoire au contraire, je suis vraiment tombée sous le charme de l'histoire d'Alice, et de l'écriture. L'auteure nous écrit des très belles phrases, que j'ai même eu envie de recopier dans un carnet afin de ne pas les oublier. 

Une magnifique découverte et je pense me jeter sur les autres ouvrages de cette auteure très bientôt. 
La couverture est très belle et représente selon moi parfaitement l'atmosphère du roman. 


mercredi 26 mars 2014

Hate List, Jennifer Brown

Hate List.
15 euros.
400 pages.

POIGNANT. BOULEVERSANT. TERRIFIANT.
 
Un matin du mois de mai, un jeune étudiant pénètre dans son lycée avec une arme, et ouvre le feu sur ses camarades avant de mettre fin à ses jours. Il ne tire pas au hasard mais il vise les personnes présentes sur une liste. La liste qu'il a rédigée avec sa petite amie, Valérie... Des mois ont passé, les cours ont repris et Valérie doit revenir au lycée.
Avant, la fusillade Valérie était une jeune fille effacée, victimes de moqueries de ses camarades. Ces derniers l'affublent même du surnom de « Sœur Funèbre ». Dans sa famille, rien ne va plus. Ses parents se disputent, le divorce approche. Mais Valérie est amoureuse de Nick, son petit ami. Elle se raccroche à son histoire avec ce jeune homme, qui tout comme elle est la risée du lycée. Mais Nick est bien plus que cela, c'est un garçon perturbé, obnubilé par la mort. Valérie ne s'aperçoit de rien, elle aime, il l'aime, et seul cela à de l'importance. Un jour, prise de colère Valérie note toutes les personnes qu'elle déteste sur un carnet. Cela devient ensuite une habitude qu'elle partage avec Nick. Pour la lycéenne, cela est juste une manière de se défouler, même les menaces qu'elle profère contre ces personnes sont justes des paroles en l'air pour elle. Des fausses menaces.
Elle est très loin de s'imaginer ce qui se passe dans la tête de Nick... d'où sa surprise cette matinée du mois de mai. Valérie, ne comprend pas, elle s'en veut, elle en veut à son petit-ami tout en continuant de l'aimer. Parce que oui, Valérie ne parvient pas à oublier Nick, malgré tout.
Le récit est entrecoupé de flash-back sur la fusillade mais aussi de sa romance avec Nick. On découvre leur histoire d'amour par bribes. La boule au ventre que l'on ressent depuis le début s'accentue lors de ces moments. La tristesse de Valérie nous frappe, tout comme son incompréhension. Elle est perdue, triste, déprimée.
 
L'auteur sait trouver les mots pour nous faire ressentir les mêmes émotions que ses personnages. Rien qu'en écrivant ces lignes, toute l'émotion ressentie durant ma lecture resurgit. Valérie est suivie par un psychologue qui devient presque son ami. Il aide à surmonter le drame, ses peurs, il la comprend. A ses côtés, Valérie dit ce qu'elle pense, elle explose même parfois. Depuis la fusillade et après les jours de convalescence à l'hôpital, due à sa blessure par balle à la cuisse , Valérie se terre dans sa chambre, son refuge, elle ressasse, tente de comprendre en vain. Elle est accusée, interrogée par la police à l'hôpital. Ses mails, sa vie sont fouillés. Tout le monde, sait qu'elle connaissait l'existence de cette liste et même qu'elle en était à l'origine. Face à tout cela, ses parents sont démunis. Son père se détourne d'elle. Leur relation est douloureuse. Celui-ci est froid, méchant avec sa propre fille. Il l'accuse de tous les maux. Sa mère, quant à elle est perdue. Elle ne sait quoi faire, mais son amour pour sa fille est toujours présent. On essaie de comprendre, d'imaginer ce qu'elle peut ressentir mais c'est impossible. On éprouve seulement une immense tristesse.


Puis, voilà. C'est la rentrée. Valérie doit revenir au lycée là ou par sa faute peut-être des innocents sont morts, là où beaucoup la tiennent pour responsable de ce drame.  Sa première journée est difficile, elle va revoir ses anciens bourreaux, ceux que Nick n'a pas tué mais qu'il a blessé aussi bien physiquement que moralement. Mais aussi ses anciens amis, qui étaient aussi les amis de Nick...
Les journaux racontent-ils la vérité ? Les élèves du lycée ont-ils vraiment changé ? Sont-ils devenus solidaires les uns avec les autres, différents ? Certaines personnes changent-elles vraiment ? Si Nick a tué toutes ces personnes, c'est parce qu'elles les maltraités, les humiliés. On s'est presque tous, un jour moqués d'une personne, sans réfléchir aux conséquences que cela pourrait avoir. On le sait tous, les hommes ne sont pas tendres entre eux, et surtout les adolescents. Jessica, élève du lycée, noirci la vie de Valérie. Pour elle cela est sans importance, elle ne se doute pas de ce que la jeune fille peut ressentir. Pour les victimes cela peut être en effet, une véritable souffrance.
Hate list traite donc d'un sujet connu, hélas les fusillades ne sont pas rares dans les lycées américains, on se souvient de celle de Colombine...
C'est une des raisons pour lesquelles ce roman est dur à lire. Il ne laisse pas indifférent, loin de là. C'est un de ces romans qui nous marquent à vie. Valérie est une jeune fille courageuse et forte. Ce qu'elle vit est horrible, vraiment. Le chemin est dur, parsemé d'embûches, de souffrances mais elle l'emprunte malgré tout.
Ce qu'elle fait à la fin du roman, est un acte courageux, beau. J'ai eu souvent les larmes aux yeux dans cette histoire, à la fin je n'ai pas pu les retenir. Une vague d'émotions nous submerge. Ce n'est pas vraiment de la joie, ni entièrement de la tristesse, c'est autre chose. Quelque chose d'indescriptible.

L'écriture de l'auteure est puissante, j'ai beaucoup aimé. Aucune longueur. Une écriture touchante, belle. 

mardi 25 mars 2014

I Hunt killer, Barry Lyga.

I Hunt Killer.
15 Euros
350 pages. 

Jasper Dent, un jeune homme de 17 ans, vit seul avec sa grand-mère depuis que son père, Billy Dent, est en prison. Billy est loin d'être un père comme les autres. Il  ne souhaite pas faire de son fils, un homme, il veut en faire un tueur comme lui. 
En dépit de cela, Jazz tente d'être un adolescent normal, de se fondre dans la masse. Néanmoins, un corps est retrouvé tout près de chez lui... Un puis deux... Les soupçons risquent-ils de se tourner contre lui ? Qui est cet assassin ? Jazz va tout tenter pour répondre à cela. 

La personnalité de Jazz est vraiment très complexe. Ce n'est pas un meurtrier, mais il pense comme tel. A cause de son père, Jazz pourrait être un tueur. Il connaît toutes les astuces pour cacher, détruire, découper un corps. Bref, Jazz pourrait être un assassin parfait. Mais, il n'a jamais tué quelqu'un. Il essaie de réprimer ses pulsions, il essaie d'oublier. Il ne veut absolument pas être comme son père. Ce jeune homme, s'interroge beaucoup durant toute cette histoire. Son père, lui a fait faire des choses si atroces, que certaines informations, certains souvenirs sont flous, et Jazz est en proie à l'inquiétude. Quelles choses, son père lui a-t-il réellement fait faire ? Sa mère est-elle vraiment partie ? Ou est-elle une des victimes de son père ? Jazz est fort, courageux et un brin intrépide. 
Cette éducation permet malgré tout à Jazz d'enquêter lui-même sur les meurtres de sa ville natale, puisque à l'inverse des enquêteurs, il parvient à voir comme le tueur. En tant que lecteur, on est donc placé nous aussi quelquefois dans la tête d'un assassin, d'autant plus que certains chapitres sont dédiés au tueur. Ceci est très étrange, mais cela change de se retrouvé du coté des méchants.

Dans son enquête, Jazz est assisté de son meilleur ami Howie. Ahhh, Howie malgré sa maladie, ( il est hémophile ) respire la joie de vivre, il est génial. C'est un meilleur ami parfait. Il apporte une touche de gaieté dans cette histoire. Il y a aussi, la petite amie de Jazz, Connie. Elle est compréhensive, autoritaire, gentille. Elle comprend Jazz et n'a pas peur de lui, elle le soutient et essaie de l'aider. 
Grâce à l'arrestation de son père, Jazz a rencontré le commissaire de sa ville. Cet homme est  le seul qui soit parvenu à coincer Billy. Il est attaché à Jazz et il remplace un peu le père que celui-ci n'a jamais eu. Il fait confiance à Jazz.
Nous avons aussi Billy... ! C'est un personnage effrayant, manipulateur, cruel, horrible. Il nous donne des frissons.
I hunt Killer, est un livre que je ne vous conseille pas de lire le soir ( ou alors c'est seulement parce que je suis un peu peureuse ). Ce n'est pas un thriller, à la Harlan Coben, mais il est tout aussi stressant. L'atmosphère est pesante, dérangeante, effrayante. Cela nous pousse à toujours vouloir lire plus. Les pages se tournent sans que l'on s'en aperçoive. Le suspense est très bien mené, les indices sur les meurtres, sur le passé de Jazz nous sont donnés peu à peu. L'étonnement est souvent là. Et j'ai adoré. Je ne pensais pas être autant happée dans cette histoire. A mon plus grand étonnement, je suis très vite entrée dans cette enquête.
Le suspense perdure jusqu'à la fin, il en est même accentué. Parce que quelle fin ! Waooo. Insoutenable suspense, vraiment.

En résumé, I Hunt Killer est un roman prenant, où l'on rencontre des personnages complexes, avec une personnalité peu commune et très recherchée. Le suspense est parfait. Nous sommes parfois tristes, très souvent horrifiés, mais on sourit aussi quelquefois.  Il se lit tout seul, le style de l'auteur est clair, fluide. Il sait créer de l'angoisse. Il parvient à nous entraîner avec facilité dans son histoire. Bref, vous n'allez pas vous ennuyer. 
Certains passages peuvent être un peu durs, alors bien sur, il ne faut pas mettre ce roman dans les mains des plus jeunes.


Je remercie mon Double SB, Althea In Wonderland pour m'avoir conseillé ce roman :D