vendredi 16 février 2018

Les mille visages de notre histoire, Jennifer Niven





S’accepter tel que nous sommes. Facile à dire... ! Pourtant, cela peut-être une des clés de notre bonheur. Le regard d’autrui ne nous apporte que peu d’aide bien au contraire, il nous enfonce parfois dans des profondeurs obscures et malsaines. Nous devrions prendre exemple sur l’incroyable Libby Groby ou Libby Grosbide comme certains êtres immatures prennent plaisir à l’appeler. Oui, Libby est grosse. Obèse même, la plus grosse fille d’Amérique. Après la mort de sa mère, cet enfant, désormais adolescente, a comblé un grand vide par la nourriture jusqu’à un point inimaginable. C’est une grue qui a permis à Libby de sortir de cet enfer et de perdre du poids. Non parce qu’elle ne correspondait pas aux critères physiques de la femme parfaite que nous voyons tous les jours à la télévision ou dans les magazines de mode, mais pour sa survie. Après une vie de recluse et un certain temps à l’hôpital, Libby peut enfin reprendre une scolarité normale et entre au lycée. Les autres élèves ne sont pas tendres avec elles, mais il ne faut absolument pas tous les installer dans le même panier. Certains se fichent de son apparence, ce qui compte c’est la personne. Et je peux vous assurer que Libby gagne à être connue. Elle n’a besoin de personne pour être courageuse et forte. Elle n’a pas besoin que quelqu’un la défende, elle maîtrise à la perfection le crochet du droit ! Aucun prince charmant ne la prend sur son dos pour la sauver !



Sa rencontre avec Jack va simplement faire d’elle une lycéenne « normale » et lui montrer qu’elle peut être aimée. Jack lui c’est un beau parleur avec une bande d’amis qui n’ont pas tous les neurones bien connectés. Sauf que derrière cette jolie facette, notre ami cache un grave trouble. Le jeune homme ne parvient pas à reconnaître les visages. Aucun, pas même celui de sa mère ou de sa petite-amie. Il est atteint de la prosopagnosie et excepté lui, personne n’est au courant. C’est par un jeu ridicule, qu’il révèle tout à Libby. Ces deux lycéens vont réussir à se donner de la force l’un à l’autre. Evidemment, ils vont tomber amoureux. Cependant, cette histoire n’est pas le centre et l’objet même du récit. Jennifer Niven ne nous raconte pas la romance entre deux adolescents brisés, mais elle prend la plume pour permettre à ces deux héros de s’accepter et d’assumer leurs défauts et différences.

 C’est une véritable ode à l’amour, l’amour de sa famille, l’autre de ses amis, mais surtout l’amour de soi-même. Libby et Jack,  un duo qui fonctionne à merveille. Laissez-les, vous emportez dans une histoire belle et riche de sens.

 Peut-être que dans quelques années, je ne me souviendrais plus de leurs noms, mais une chose est certaine : je me rappellerai de leur courage et de leur ténacité.

En résumé ? Une lecture sensible et vraie. 
À lire sans modération. 

Merci Jennifer Niven pour cette nouvelle histoire qui nous laisse entrevoir la vie d'un autre oeil. Merci pour ces petits clin d'oeil à Supernatural :p 
Un grand Merci à Gallimard Jeunesse pour cette lecture ! 


mercredi 31 janvier 2018

Et si je lisais de la BD ?

J’ai longtemps ignoré toutes les bandes dessinées qui pouvaient se trouver sur mon passage. J’ignore la raison d’un tel désintéressement. Pourtant depuis quelques temps, c’est un genre qui commence à attiser ma curiosité. J’ai alors profité de la nouvelle année, pour inclure dans mes bonnes résolutions : Lire et découvrir des BD !

C’est chose faite, dès le mois de janvier après un passage gourmand dans ma bibliothèque.
  
Ne perdons plus de temps dans cette discussion et commençons les présentations !



Découverte inattendue d’un duo talentueux : Loic Clément pour le texte et Anne Montel pour les illustrations.




C’est au travers de Les Jours Sucrés que j’ai découvert ces deux artistes. Une histoire simple, douce et gourmande. 

À vingt-huit ans, Eglantine apprend le décès d’un père qu’elle n’a plus vu depuis des années. Elle part pour Klervi, le village breton de son enfance où son père était le boulanger. La jeune femme redécouvre son ami d’enfance et sa vieille tante pour qui nous craquons immédiatement. Elle retrouve les biens faits d’un bon pain et des pâtisseries dans la boulangerie dont elle hérite.






Eglantine est l’archétype de la parisienne bourgeoise. L’histoire n’est pas surprenante, je ne vous le cache pas. Cependant, elle se lit avec plaisir et une pointe d’émotion. Les douces illustrations apaisent et émerveillent. Chaque début de chapitre met, avec humour, des chats gourmands à l’honneur. 
Nous sourions, nous tournons les pages avec curiosité et surtout nous avons envie de manger des crêpes, de la brioche ou des cookies au chocolat !


Pour vous le procurer c'est par ici.




Ensuite j’ai ouvert Chaussette que j’ai déniché dans le coin jeunesse de la bibliothèque, sans faire attention aux noms des créateurs. 
Sans prévenir, l’émotion est arrivée. 
C’était fait. 
L’histoire de cette vielle dame qui, chaque jour en compagnie de son chien Dagobert, fait exactement les mêmes choses à la même heure est curieuse belle et adorable. Un matin, notre jeune narrateur s’aperçoit que Chaussette a un comportement étrange. Sa promenade matinale est inhabituelle et Dagobert est absent...
Une petite histoire émouvante et affectueuse. Je crois bien que Chaussette est mon premier coup de cœur de bande dessinée !


Vous le voulez ? Cliquez ici







Sous les conseils de mon amie La planque à libellule, j’ai emprunté les deux tomes de L’Adoption de Zidron et Monin. L’histoire d’un grand-père qui apprend doucement à aimer la petite fille péruvienne adoptée par son fils et sa belle-fille. Un récit chaleureux porté par de magnifiques illustrations. Une pointe de déception pour le second tome mais une très belle découverte dans l’ensemble ainsi qu’un très bon moment passé en compagnie de cette famille !

C'est par si tu veux lire cette histoire... 







Je prends toutes vos idées / coup de coeur en BD ! 
N'hésitez pas à partager vos suggestions en commentaires :) 

dimanche 28 janvier 2018

L'atelier des souvenirs, Anne Idoux-Thivet


J’ai une magnifique et grande nouvelle à vous annoncer !





J’ai trouvé le remède pour affronter ce temps sinistre et affreux. 



Tout d’abord, asseyons-nous le plus confortablement possible dans un endroit qui nous rend heureux (Oublions les parcs, les jardins et les terrasses, cherchons plutôt un coin bien à l’abri dans nos petits intérieurs douillés). Ensuite, pour apporter un petit peu de chaleur et de lumière, allumons une bougie avec un petit feu de cheminé. (Je remplace le feu de cheminée par un poêle à pétrole). Si c’est l’heure du goûter, nous pouvons agrémenter le tout d’un bon chocolat chaud accompagné de délicieux muffins aux pépites de chocolats ! (J’ai essayé une recette délicieuse la semaine dernière : des muffins moelleux à croquer : Recette !)

Désormais il est temps de se plonger dans le roman L’atelier des souvenirs de Anne Idoux-Thivet. Un roman absolument feel-good (J’utilise des termes d’actualité voyez-vous). C’est une histoire qui offre sur un plateau la patatepêche ! (Vous avez saisi le petit jeu de phrase ? Plateau à Plateau de fruits à Patate / Pêche !) Oui, je suis d’humeur joyeuse depuis hier, depuis que j’ai terminé ce roman pour être plus précise.

 Alice a des diplômes en poche mais c’est tout : peu d’expérience, peu d’amis, pas envie de signer un contrat pour un boulot qui ne lui plaira jamais. Au chômage, elle habite dans la maison de sa grand-mère à la campagne. La jeune femme en a assez de broyer du noir et décide un jour de se bouger les fesses. Elle met alors en place un atelier d’écriture pour les personnages âgés et propose son projet aux maisons de retraite des environs. Ni une, ni deux, celui-ci est accepté. Nos amis les anciens réagissent avec enthousiasme à cette nouvelle activité. C’est une sacrée équipe où chaque membre à travers ses écrits va dévoiler des parts de son passé. Mais ils ne vont pas seulement s’arrêter à ces activités scripturales...

On découvre avec curiosité et émotions quelques pans de la vie de ces personnages adorables qui ont déjà bien vécu. Certains se révèlent même d’excellents écrivains ou même poètes. C’est une écriture douce qui nous embarque dans cette histoire et nous nous prenons au jeu avec plaisir ! Cette bande de papis et mamies nous surprend avec leurs messes-basses et leurs complots. Ils sont pleins de ressources et ils nous font sourire à de nombreuses reprises. L’atelier des souvenirs c’est aussi un texte sensible ou les larmes nous guettent parfois. De Vérone à New York en passant par Paris et en suivant le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, nous tournons les chapitres avec avidité et bonheur.


L’atelier des souvenirs est une petite douceur.

Connaissez-vous le Madeleine Project ? Le roman évoque ce projet et je suis curieuse de découvrir cela de plus prés ! 

Merci Michel Lafon pour cette lecture :)